Violences à Conakry : La police dément l’utilisation d’armes à feu

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Des affrontements ont éclaté ce lundi entre manifestants et forces de l'ordre à Conakry. Une trentaine de personnes a été blessée. Crédit photo : Cellou Binani - AFP

Dans un communiqué signé ce soir du ministère de la Sécurité et de la Protection civile dont j’ai obtenu la copie, la police dément formellement avoir utilisé des armes à feu lors de la manifestation contre l’insécurité organisée ce jour-ci à Conakry, par l’opposition républicaine.

Il rappelle que la police n’a, à aucun moment, été informée de l’organisation d’un quelconque rassemblement afin de pouvoir venir assurer la sécurité des manifestants. « Dès lors, les individus se livrant actuellement à des actes de vandalisme ne peuvent en aucun cas être assimilés à des militants pacifiques exerçants une liberté consacrée par la Loi », a-t-il précisé.

Le ministère a en outre demandé aux médias de vérifier avec précision les informations entourant les événements se déroulant sur le terrain avant de les diffuser.

Ce lundi 13 avril plusieurs citoyens, essentiellement des militants de l’opposition guinéenne, ont bâti le pavé contre la montée de l’insécurité dans le pays. Selon des sources hospitalières et proches des organisateurs, une trentaine de personnes fut blessée lors des accrochages avec les forces de l’ordre déployées en grande masse dans les principaux carrefours de la ville.

Dans la journée, le gouvernement a reconnu qu’il y a eu effectivement des blessés par balle mais dit ne pas savoir l’origine des tirs. L’opposition appelle de nouveau à manifester ce mardi dans la capitale, alors que les violences d’aujourd’hui auraient fait deux morts.

Par @cireass

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cireass
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